
La Confédération des États du Sahel (AES) regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger a exprimé sa vive indignation à la suite de l’adoption par le Parlement européen d’une résolution sur la situation de l’ex- président nigérien Mohamed Bazoum.
Selon la Confédération, « sous le couvert d’une prétendue humanité », le Parlement européen a fait preuve de « sélectivité » en omettant de dénoncer des « violations réelles, flagrantes, illégitimes, répétées et continues du droit international », notamment « l’enlèvement d’un chef d’État et l’assassinat d’un chef religieux et spirituel ».
L’AES déplore également le « silence » de l’institution européenne face à la crise sécuritaire qui frappe la région du Sahel « depuis plus d’une décennie », marquée par des « attaques barbares contre des civils innocents ».
Dans un communiqué ce jeudi 19 mars, l’AES dénonce une « ingérence grave, concertée et délibérée » dans les affaires intérieures d’un État souverain, en réaction à la résolution adoptée le 12 mars 2026 par l’institution européenne.
Mohamed Bazoum, renversé lors du coup d’État de 2023 au Niger est toujours détenu.
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