
« Merci de m’avoir donné cette dernière opportunité de m’exprimer pour ma propre défense, comme je l’ai fait lors de ma première prise de parole ici.
Chantez la gloire du Tout-Puissant Allah, louez-le, et dites qu’il n’y a de divinité que lui seul, qu’il s’appelle Allah et qu’il n’y a de force ni de puissance qu’en lui seul.
Monsieur le président, permettez-moi de dire que l’être humain, sous l’effet de certaines illusions, croit pouvoir effacer le destin de son prochain.
Or, ce qu’il entreprend s’inscrit dans un ordre supérieur qu’il ne comprend pas.
La population civile ne mérite pas ce qu’elle est en train de subir de la part de son armée.
Même le pouvoir en place doit en tirer les leçons, car tout pouvoir est éphémère.
On doit respecter le peuple.
Mes prières vont à notre pays, pour qu’il ne connaisse plus jamais un tel événement.
Je prie Dieu de protéger la Guinée, de faire en sorte que les Guinéens puissent marcher ensemble, main dans la main, dans la paix, pour une Guinée réconciliée », avait déclaré Toumba lors de sa dernière prise de parole à la barre.
À y regarder de près, la dernière prise de parole du commandant Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba devant le juge Ibrahima Sory II Tounkara, aujourd’hui ministre de la justice, apparaissait comme une « Al-Fatihah » prémonitoire.
Le 10 février 2026, il est transféré de la Maison centrale de Conakry à celle de Coyah contre son gré.
Le 25 mars 2026, le commandant Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba est déclaré mort.
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