
« On a entendu le camp du mensonge, celui des fake news et de la diffamation, selon un vieux principe issu de l’école de guerre, qui consacre tout un volet à l’intoxication en matière de communication contre le camp panafricaniste.
Deuxième information mensongère : cette idée saugrenue selon laquelle Kemi Séba aurait souhaité se rendre en Europe. Je ne comprends pas : il brûle son passeport français, mène un combat d’émancipation et de libération de l’Afrique, décide de s’y installer définitivement depuis 2011… et, au moment où la situation commencerait à se tendre, il voudrait retourner en Europe?
L’arrestation de Kemi Séba est annoncée un mercredi et, dès le lendemain, des notes vocales circulent. On voit aussi apparaître des documents prétendument émis par la présidence du Niger, qui sont en réalité faux », a précisé Hery Djehuty, proche conseiller de Kemi Séba et coordinateur stratégique de l’ONG.
Il ferait ici référence à des notes vocales attribuées à l’activiste, dans lesquelles celui-ci dénonce des « fanfarons » et affirme qu’il ne fera jamais « l’atalakou » des leaders de l’AES, tout en clarifiant l’orientation idéologique de son combat.
Cette situation soulève toutefois des interrogations. En effet, Kemi Séba est présenté comme conseiller du chef de l’État du Niger.
Dès lors, certains observateurs s’interrogent. Pourquoi, en tant que détenteur d’un passeport diplomatique nigérien, demanderait-il l’asile politique en Afrique du Sud, alors qu’il pourrait se réfugier dans l’un des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) et y bénéficier d’une protection?
D’autant que l’État du Bénin semble souhaiter le retour « de son fils » afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés. Comme le veut l’adage, « le linge sale se lave en famille »?
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