
Les attaques au Mali constituent un défi à relever par l’Alliance des États du Sahel.
La Confédération de l’AES a été créée pour éviter une nouvelle humiliation des Africains, son échec en serait une.
Sa posture face à la puissance colonisatrice a été marquante et inspirante pour de nombreux Africains, souvent soumis à des influences extérieures.
C’est donc le moment de réajuster ses fondements.
Il convient aussi de reconnaître le rôle des « cerveaux » à l’origine de cette dynamique, notamment les ex-Premiers ministres Choguel Kokalla Maïga et Apollinaire Kyélem de Tambèla.
La crise actuelle est à la fois militaire, politico-diplomatique et économique.
Les militaires peuvent apporter leur expertise sur le plan sécuritaire, priorité du moment.
Mais doivent-ils intégrer de nouvelles ressources compétentes pour la gestion des volets politico-diplomatique et économique?
Enfin, le paysage régional évolue : les dirigeants de la CEDEAO qui s’étaient alliés à la France pour une intervention contre le Niger quittent progressivement le pouvoir, ouvrant peut-être la voie à un repositionnement stratégique?
#AfricaLog