France : La politique africaine de Paris au cœur des controverses

Lorsque Macron parle comme un pyromane qui veut éteindre le feu qu’il a lui-même allumé, il faut l’écouter. Les faits historiques sont clairs. La France a contribué à déstabiliser le Sahel, et la fracture de la CEDEAO a fini par donner naissance à l’AES.

À Nairobi, Macron a affirmé que la France parvenait à contenir le terrorisme. Depuis le départ des forces françaises, l’actualité semble lui donner raison, puisque les « putschistes maliens » ont décidé de chasser leur sauveur.

Seulement voilà, cette lecture des faits est contestable.

La vérité historique est connue.

Un jour, le président français Nicolas Sarkozy a décidé de bombarder la Libye du guide Mouammar Kadhafi au nom de l’instauration de la démocratie.

Sans consulter le président démocratiquement élu du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), ni les pays voisins, la France s’est lancée dans cette aventure sous couvert d’un mandat de l’ONU.

Les groupes armés présents en Libye sont ensuite descendus dans le Sahel avec des armes lourdes issues du conflit libyen.

Le Mali, qui n’était pas préparé à les affronter, a été la première victime. ATT a finalement été renversé.

Plus tard, la France, soucieuse de préserver ses intérêts au Niger, notamment l’uranium, a encouragé certains chefs d’État ouest-africains de la CEDEAO à envisager une intervention contre le Niger afin de réinstaller le président déchu au pouvoir.

Le Burkina Faso et le Mali ont refusé de se joindre à cette initiative.

Ils sont même allés plus loin en déclarant qu’une attaque contre le Niger serait considérée comme une attaque contre les trois pays.

C’est ainsi qu’est née l’Alliance des États du Sahel (AES), évitant une nouvelle humiliation pour l’Afrique.

C’est cette version de l’histoire qui se transmettra de génération en génération en Afrique.

Dans cette lecture des événements, la France a joué un rôle central dans la déstabilisation du Sahel et dans la fracture des peuples d’Afrique de l’Ouest au nom de ses intérêts.

Ce n’est pas nouveau, la différence aujourd’hui, c’est qu’elle n’est plus la seule à écrire l’histoire que les Africains lisent, entendent et finissent par adopter.

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