
Le Premier ministre Ousmane Sonko, qui se trouvait à l’Assemblée nationale ce vendredi 22 mai 2026 pour la séance des questions d’actualité du gouvernement, a été convoqué au palais présidentiel pour une réunion avec le président Bassirou Diomaye Faye, au cours de laquelle son limogeage lui a été annoncé.
Selon les informations d’AfricaLog, les propos tenus par Ousmane Sonko ce jour-là dans l’hémicycle auraient constitué la goutte d’eau ayant fait déborder le vase.
Lors de son intervention, il a remis en cause certains aspects de la gouvernance présidentielle, la gestion de la restructuration de la dette du Sénégal, les « caisses noires ».
Limoger Ousmane Sonko en face-à-face a été la meilleur solution, plutôt qu’un simple courriel, un appel téléphonique ou une annonce publique lors de l’émission spéciale consacrée au remaniement gouvernemental diffusée en direct à la télévision nationale.
C’est l’une des décisions les plus délicates à prendre pour un chef d’État.
Bien que Sonko savait que Diomaye souhaitait se séparer de lui, il avait choisi de ne pas démissionner, préférant laisser le président assumer la responsabilité de son limogeage s’il souhaitait réellement tourner la page.
Une décision d’autant plus sensible que Diomaye a été porté au pouvoir grâce à Sonko, sur fond de slogan devenu emblématique: « Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye ».
Le Premier ministre Ousmane Sonko n’a toutefois pas contesté la décision présidentielle, prise conformément aux prérogatives constitutionnelles du chef de l’État.
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