Bénin : Où se situe la France dans la stratégie de Romuald Wadagni?

Le nouveau président béninois redéfinit les équilibres régionaux et recompose les alliances, dans un contexte où l’héritage de la présence française en Afrique reste lourd et contesté.

Les pays de l’AES ont tourné la page française. La Côte d’Ivoire et le Bénin, maintiennent encore la présence de l’armée française.

Mais pour le Bénin, le pays de Béhanzin, déporté par la France, il est difficile de justifier une présence militaire française qui heurte la mémoire des ancêtres, un débat toujours vif dans l’analyse de la relation franco-béninoise.

Désormais, des options alternatives existent, tant pour le développement que pour la sécurité.

Ne pas demander le départ des troupes françaises, comme l’a fait le Sénégal, serait une erreur stratégique pour un président béninois en pleine ascension, porté par une diplomatie de proximité et la volonté de réparer les relations régionales.

Sur le plan économique, l’équation est claire, s’aligner avec l’AES offre un accès vital au port de Cotonou, une relation gagnant-gagnant.

Qu’est-ce que le Bénin gagne réellement dans son partenariat militaire avec la France?

La lutte contre le terrorisme transfrontalier ne peut être efficace qu’avec une coopération sincère entre pays voisins.

Alors, que vient chercher la France dans ce dispositif, et quelle place Romuald Wadagni entend lui accorder dans sa nouvelle stratégie régionale?

#AfricaLog

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