
L’Amérique de la peine de mort retient son souffle: désormais, les regards se tournent vers la condamnée à mort Christa Pike, 50 ans, qui doit être exécutée. La Cour suprême des États-Unis ayant rejeté son ultime recours, la voie vers son exécution est désormais dégagée, au lendemain de l’exé*cution de Curtis Wilkie Beasley, 77 ans, par injection létale en Floride.
En l’espace de deux jours, deux condamnés à mort se retrouvent au centre de l’actualité judiciaire américaine.
Ce 29 septembre, la Floride a exécuté Curtis Wilkie Beasley, 77 ans, pour le meurtre de Carolyn Monfort commis en 1995.
Malgré des recours de dernière minute invoquant son âge avancé ainsi que son déclin physique et cognitif, les tribunaux ont refusé de suspendre l’exécution, tandis que le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a rejeté toute mesure de grâce.
« Ce soir, nous, le peuple de l’État de Floride, avons exécuté Curtis Wilkie Beasley pour le meurtre de Carolyn Monfort commis en 1995. Sous cette seule administration, il devient ainsi le 44e condamné exécuté, le 13e ancien combattant, le 14e senior et la 27e personne mise à mort malgré une recommandation de peine capitale rendue par un jury non unanime », indique un communiqué du bureau du gouverneur, ce 29 septembre 2026.
Désormais, les regards se tournent vers le Tennessee, où Christa Pike, 50 ans, doit être exécutée ce 30 septembre par injection létale.
Condamnée pour le meurtre particulièrement brutal de Colleen Slemmer, âgée de 19 ans, elle deviendrait la première femme exécutée dans cet État depuis plus de 200 ans.
Alors que l’exé*cution de Curtis Beasley appartient déjà à l’histoire, le sort de Christa Pike a été scellé après le rejet ce 29 septembre 2026, de son ultime recours par la Cour suprême des États-Unis.
Ses avocats ont mené une intense bataille judiciaire ces derniers jours pour tenter de lui sauver la vie.
La défense a invoqué notamment les sévices, les abus et les traumatismes subis durant son enfance pour tenter d’éviter l’exécution.
En face, la famille de la victime réclame depuis des années l’application définitive de la sentence.
Entre l’exé*cution réalisée en Floride ce 29 septembre et celle attendue dans le Tennessee ce 30 septembre, le débat oppose une nouvelle fois les partisans de la peine de mort à ses détracteurs.
Pendant ce temps, Christa Pike a refusé de choisir son dernier repas avant son exécution, alors qu’elle avait la possibilité de demander le menu de son choix, dans la limite d’un budget maximal de 20 dollars.
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