États-Unis : Donald Trump sans pouvoir pour gracier Christa Pike avant son exécution au Tennessee

Trump n’a aucun pouvoir pour gracier Christa Pike, condamnée à mort et dont l’exécution est prévue dans moins de 24 heures. Il est important de comprendre pourquoi.

Certains appellent le président américain Donald Trump à sauver Christa Pike, dont l’exécution est prévue ce 30 septembre 2026, alors qu’il ne dispose d’aucun pouvoir pour interrompre la procédure.

C’est le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, qui avait le pouvoir de lui accorder une grâce. Or, il a rejeté cette demande.

De son côté, la Cour suprême du Tennessee a également refusé d’intervenir, malgré les arguments présentés par ses avocats concernant les traumatismes qu’elle a subis durant son enfance.

Le dernier recours qui lui reste est désormais la Cour suprême des États-Unis, qui peut encore décider de suspendre l’exécution, même à la dernière seconde.

En revanche, Trump ne peut rien faire. Il existe une séparation des pouvoirs entre les États et le gouvernement fédéral. Puisque le crime a été commis dans l’État du Tennessee et qu’elle a été condamnée par les tribunaux de cet État, il s’agit d’une peine relevant exclusivement de la justice du Tennessee.

Ce n’est pas la personne qui injectera l’aiguille ou administrera la perfusion létale qui est responsable de sa mort. Cette personne ne fait qu’exécuter une décision de justice. Celui qui la met à mort, juridiquement parlant, c’est l’État du Tennessee lui-même, agissant au nom de ses citoyens à travers son système judiciaire.

La seule personne qui pouvait la sauver au nom des citoyens du Tennessee était le gouverneur qu’ils ont élu. Puisqu’il a refusé d’intervenir, Trump ne dispose d’aucun moyen légal pour empêcher l’exé*cution.

Si elle avait été condamnée par la justice fédérale, par exemple pour un crime de haine relevant du droit fédéral ou pour un acte de terrorisme international, alors le président des États-Unis aurait pu lui accorder une grâce présidentielle.

Mais elle a été jugée et condamnée par les tribunaux de l’État du Tennessee.

En revanche, la Cour suprême des États-Unis, composée de neuf juges et située au sommet de l’ordre judiciaire américain, conserve le pouvoir d’intervenir et peut, jusqu’à la dernière seconde, ordonner la suspension de l’exécution.

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