États-Unis : L’exécution de Christa Pike suspendue, la bataille juridique fait rage

Alors que tout était prêt pour l’exécution de la condamnée à mort Christa Pike, un spectaculaire rebondissement est intervenu moins de deux heures avant l’heure prévue de sa mise à mort.

La Cour d’appel fédérale du sixième circuit a ordonné la suspension de l’exécution, offrant un sursis inattendu à la seule femme condamnée à mort du Tennessee. La bataille judiciaire se poursuit désormais jusqu’à la dernière seconde pour tenter de lui sauver la vie.

Les avocats de Christa Pike ont présenté de nouveaux arguments liés aux sévices sexuels extrêmes qu’elle affirme avoir subis durant son enfance. Selon eux, son exécution pourrait lui faire revivre ces traumatismes de manière si intense qu’elle constituerait un châtiment cruel et inhabituel, interdit par la Constitution américaine.

Mais l’État du Tennessee contre-attaque.

Le procureur général a immédiatement saisi la Cour suprême des États-Unis pour obtenir l’annulation de cette suspension de dernière minute. Les autorités estiment que ces arguments ont déjà été examinés et rejetés à plusieurs reprises par les tribunaux.

Quelques heures plus tôt encore, tous les préparatifs étaient bouclés à la prison de Riverbend, à Nashville. La mère de la victime, May Martinez, et son époux avaient fait le déplacement pour assister à l’exécution.

Sept journalistes sélectionnés par l’État étaient également prêts à témoigner des derniers instants de la condamnée.

Reconnu coupable du meurtre particulièrement brutal de Colleen Slemmer en 1995, Christa Pike devait devenir la première femme exécutée dans le Tennessee depuis plus de deux 200 ans.

Mais à l’heure où l’horloge judiciaire semblait avoir atteint son terme, un ultime coup de théâtre est venu repousser, au moins provisoirement, son rendez-vous avec la mort.

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