
L’ironie est saisissante. Après avoir reçu deux injections létales lors d’une exécution qui a tourné au fiasco, la condamnée à mort Christa Pike est toujours en vie.
Pire pour les autorités du Tennessee: quelques heures après avoir tenté de la mettre à mort, l’État a dû la transférer à l’hôpital afin que des médecins tentent désormais de lui sauver la vie.
Selon son avocat, Christa Pike se trouve dans un état critique mais reçoit des soins destinés à la maintenir en vie.
« Elle est toujours en vie et reçoit des soins médicaux qui tentent de lui sauver la vie » a déclaré son avocat, dénonçant une procédure qu’il qualifie de « cruelle » et de « torturante ».
Le paradoxe est difficile à ignorer. L’État qui avait mobilisé son appareil judiciaire et pénitentiaire pour exécuter la détenue doit maintenant financer sa prise en charge médicale.
Les contribuables du Tennessee, qui assurent déjà depuis des décennies son alimentation, son hébergement et sa détention dans le couloir de la mort, vont également assumer le coût des soins engagés pour tenter de la maintenir en vie.
Des experts juridiques rappellent toutefois qu’une fois admise dans un établissement médical, Christa Pike devient une patiente comme une autre.
Les médecins ont alors l’obligation légale et éthique de tout mettre en œuvre pour préserver sa vie et soulager ses souffrances.
L’hôpital ne peut pas participer à l’exécution ordonnée par l’État.
Ironie du sort, le Tennessee tente désormais de sauver la vie de la femme qu’il avait programmé de tuer quelques heures auparavant.
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