France : Du « désordre » instauré par la France?

C’est le président français Nicolas Sarkozy qui était à la tête de l’OTAN lors du bombardement de la Libye du guide de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi, officiellement pour y « instaurer la démocratie ».

La déstabilisation de la Libye a ensuite fragilisé trois pays du Sahel, Burkina Faso, Mali, Niger qui, avec le Ghana, le Cap-Vert, le Sénégal et le Bénin, comptaient parmi les démocraties les plus avancées de l’espace CEDEAO selon les analystes.

Les dernières élections dans ces pays de l’AES étaient considérées comme libres, transparentes et acceptées par les perdants.

Mais l’effondrement sécuritaire provoqué par la crise libyenne a poussé ces États vers des « putschs réactionnaires », menés par des militaires aujourd’hui au pouvoir.

Paradoxalement, ces militaires adoptent une posture souverainiste, portée par une révolution qui séduit une large partie des populations de l’espace AES.

Alors que les pays de l’AES affirment qu’ils posent les bases de la révolution, certains évoquent l’organisation d’élections.

Un débat nécessaire. Il faut rappeler qu’on peut avoir la légalité d’une élection sans la légitimité, lorsque le scrutin ne respecte pas des normes acceptables.

Pour arriver aux démocraties dont on parle souvent aujourd’hui, la France et les États Unis par exemple sont eux-mêmes passés par des révolutions.

Dès lors, est il acceptable que les médias qui accompagnent la diplomatie française en Afrique qualifient de « chefs de la junte » les dirigeants qui ont choisi la voie de la révolution pour se débarrasser de l’influence française?

#AfricaLog

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