
Ali Bongo, ancien président gabonais déchu par le coup d’État de 2023 qui a porté Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir, hausse le ton et refuse que son histoire soit effacée sous le nouveau régime.
« Plus de quatre décennies de l’histoire d’un pays ne peuvent être réduites à quelques pages d’observations judiciaires. C’est pourquoi, je le dis comme ancien président de la République, nous pouvons juger nos prédécesseurs, nous pouvons discuter leur héritage, nous pouvons condamner leurs erreurs, mais nous n’avons pas le droit de les effacer », a déclaré Ali Bongo.
« Comme dans toutes les familles, il y a eu entre nous des joies, des épreuves, des désaccords, des blessures aussi. Notre famille n’est pas différente des autres familles. Elle a connu des rapprochements et des éloignements », a-t-il ajouté.
« Nous devons apprendre à regarder toute notre histoire sans effacer personne, sans sanctifier personne, sans diaboliser personne. Les hommes passent, les pouvoirs passent, les querelles passent. Le Gabon demeure éternel », a-t-il conclu.
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