
Cinq ans après l’assaut des forces spéciales contre le palais présidentiel, l’histoire du 5 septembre 2021 reste disputée.
Officiellement présenté comme un coup d’État ayant renversé le président Alpha Condé, certains acteurs évoquent désormais un “contre coup” destiné à déjouer une autre tentative de renversement interne.
Alors que le second et dernier mandat d’Alpha Condé devait s’achever en 2020, sa volonté d’obtenir un troisième mandat, à l’image de son homologue ivoirien Alassane Ouattara, avait plongé le pays dans une crise politique profonde.
Une coalition de partis et d’organisations civiles, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), s’était opposée à ce projet.
Le 5 septembre 2021, la chute d’Alpha Condé avait suscité un large soutien populaire pour son tombeur, le colonel Mamadi Doumbouya, porteur de l’espoir d’une transition apaisée et d’élections libres et acceptées par tous.
Selon une autre lecture des événements, l’offensive des forces spéciales n’aurait pas été un “coup de libération”, mais une riposte à un coup d’État interne qui aurait visé Alpha Condé, impliquant son propre ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, aujourd’hui incarcéré et condamné pour détournement de deniers publics.
Dans cette perspective, Mamadi Doumbouya n’aurait eu « aucun choix ».
S’il n’avait pas lancé l’offensive, il aurait pu devenir lui-même la cible de la manœuvre militaire censée emporter le président Alpha Condé.
S’agit-il de « révisionnisme » ou de la véritable version historique des faits?
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