Iran : La continuité du pouvoir du père assassiné au fils est devenue un acte de défi

L’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei a tout renversé. L’homme qui refusait que son fils lui succède a finalement été remplacé par ce fils, porté au sommet par une Assemblée des experts traumatisée et un pays en guerre contre la coalition américano-israélienne qui visait un changement de régime.

Selon l’ayatollah Mohsen Heidari Alekasir, l’attaque américano israélienne qui a coûté la vie à l’ayatollah Ali Khamenei a soudé les 88 experts autour de Mojtaba Khamenei.

Un vote unanime, guidé par un principe transmis par le défunt:

« Un guide suprême doit être détesté par l’ennemi. Si les Américains ou les Israéliens aiment un leader iranien, cela signifie qu’il n’est pas bon pour le pays ».

L’ayatollah Mohsen Heidari Alekasir affirme qu’Ali Khamenei n’avait jamais désigné son fils. Mojtaba, longtemps décrit comme un « homme de l’ombre », n’occupait aucune fonction officielle.

Il conseillait parfois son père, sans apparaître publiquement, sans rencontrer l’Assemblée des experts, une discrétion devenue, dans la guerre, un atout.

La guerre a balayé les réticences: la crainte d’une dynastie, l’idée d’une monarchie religieuse, les doutes sur la légitimité d’un fils succédant à son père.

La règle du défunt guide, être haï de l’ennemi, a servi de boussole dans un moment où l’État iranien vacillait.

En Afrique, certains dirigeants cherchent à être aimés par les grandes puissances, alors que ceux qui travaillent réellement pour leurs peuples sont souvent détestés par les puissances exploitantes, qui veulent contrôler les leaders au détriment des populations.

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