L’AES doit-elle faire des “courbettes” pour avoir accès au port de Lomé?

C’est lorsque la CEDEAO a décidé d’attaquer le Niger avec le soutien de la France que le Burkina Faso et le Mali se sont opposés, en déclarant qu’une attaque contre le Niger est une attaque contre le Mali et le Burkina.

C’est l’acte fondateur de l’Alliance des États du Sahel, faisant du Burkina Faso qui est un Révolution Progressiste Populaire le de facto “dogme central”.

À contrario, les “marqueurs génétiques” du “pouvoir héréditaire” togolais sont localisés en France.

Un rapprochement entre le pouvoir de Lomé et les États de la confédération de l’AES manquerait d’authenticité alors qu’un rapprochement des peuples serait le bienvenu.

Le soulèvement populaire du 6 juin 2025 à Lomé fut réprimé dans le sang, en violation des valeurs progressiste de justice et d’équité défendues par le Burkina Faso du capitaine Ibrahim Traoré qui est devenu le port-flambeau des peuples opprimés.

L’AES a besoin du soutien du pouvoir en place à Lomé, pour accéder au port. Puisque le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont des pays enclavés .

C’est un argument fallacieux, illogique. Il faut comprendre pourquoi.

La Convention des Nations Unies sur le droit d’accès à la mer pour tous les pays du monde y compris le Mali, le Niger et la Burkina Faso, a été ratifiée entre 1982 et 1983 par tous les pays de la région y compris le Togo.

Refuser l’accès à la mer à un pays enclavé qui a besoin de circuler pour exporter ses marchandises ou recevoir des produits nécessaires pour sa population s’apparente à une déclaration de guerre.

L’Alliance des États du Sahel n’a donc pas besoin de faire des courbettes chez le “doyen” des chefs d’État de la région, Faure Gnassingbé. Elle perdrait son authenticité et l’adhésion populaire des peuples de la région à sa vision.

La confédération des pays du Sahel devrait maintenir de bonnes relations avec ses voisins qui respectent ses droits inaliénables, son droit d’accéder à la mer par exemple et sa souveraineté.

Puisque c’est un acte hostile qui a poussé à la fondation de l’AES, un autre acte hostile tel que le refus d’accès au port de son choix dans la région, pourrait accélérer son expansion et l’exportation des idéaux appréciés par la jeunesse et la majorité des citoyens, rapprochant davantage les peuples de la région.

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