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Gabon: ruée en vue vers le fauteuil présidentiel, le fils de Bongo choisi par le pouvoir

Jul 16, 2009

Une dizaine de prétendants ambitionnent d'être candidats à l'élection présidentielle prévue le 30 août au Gabon, le plus médiatisé étant le fils du défunt président Omar Bongo Ondimba, Ali, choisi mercredi par le parti au pouvoir.

Déjà, bien avant l'annonce officielle le 8 juin du décès du président Bongo, plusieurs sources dans ce pays et à l'étranger lui avaient prêté des vues sur le fauteuil présidentiel, mais Ali Ben Bongo Ondimba, 50 ans, n'avait jamais commenté le sujet publiquement.

Le bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG), dont il est vice-président, l'a choisi "par large consensus" parmi dix "candidats", et il doit être investi lors d'un congrès.

"Rien de surprenant", "C'était couru d'avance", entendait-on jeudi à Libreville, où peu de gens osent s'exprimer à découvert sur Bongo fils, ministre de la Défense depuis 1999, qui reste discret malgré une forte présence médiatique.

Si certains, fatalistes, se préparaient à le voir "passer sans problème, comme son père" qui a dirigé pendant plus de 41 ans ce pays de moins d'1,5 million d'habitants, d'autres prédisaient une rude bataille.

Des cadres issus du PDG, mécontents, seraient prêts à se lancer dans la course ... sous l'étiquette d'indépendants, selon plusieurs sources qui ont requis l'anonymat.

Le secrétaire général du parti, Faustin Boukoubi, a démenti ces allégations. "Pour le moment, il n'y a aucune contestation" de ce choix et "personne n'a annoncé qu'il quittait le parti", a-t-il assuré.

Parmi les candidats du parti au pouvoir, deux étaient considérés comme les mieux placés, avec Ali Bongo: le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, et le ministre des Mines et du Pétrole Casimir Oyé Mba, 67 ans.

Avant l'annonce da la désignation de Bongo fils, huit personnalités avaient officialisé leurs prétentions, dont le vice-Premier ministre Paul Mba Abesso, 69 ans, et le ministre Pierre-Claver Maganga Moussavou, 57 ans, tous deux appartenant à la majorité au pouvoir.

L'ex-ministre Victoire Lasséni Duboze, 56 ans, est la première femme à se déclarer candidate à la présidentielle. Un pasteur, une dirigeante d'une église pentecôtiste, des leaders d'ONG... figurent aussi sur la liste, qui devrait s'allonger avec des annonces attendues au sein de l'opposition.

Tous devraient être fixés sur le calendrier électoral à l'issue du Conseil des ministres de jeudi, qui devrait valider les propositions de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap).

Selon ce programme, le dépôt des candidatures se ferait du 17 au 22 juillet, la campagne électorale serait lancée le 15 août à 00H00 (14 août 23H00 GMT) pour deux semaines, avant la présidentielle le 30.

"En se basant sur l'expérience des élections précédentes, le gouvernement n'est jamais entré en contradiction avec les propositions de la commission électorale", a indiqué Samuel Ntoutoume Ndzeng, constitutionnaliste.

La Cour constitutionnelle avait fixé la tenue de la présidentielle "au plus tard le 6 septembre", en réponse à une demande du gouvernement.

Le gouvernement avait estimé que le délai de 45 jours maximum à partir du début de vacance de la présidence était intenable pour organiser la présidentielle.

La vacance a été juridiquement constatée le 9 juin, au lendemain de l'annonce du décès du d'Omar Bongo. La présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, a prêté serment le 10 juin. - AFP