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EN DIRECT: Gbagbo résiste, la France frappe

Apr 07, 2011

20H30 GMT: Ouattara annonce un blocus autour de Gbagbo. Alassane Ouattara vient d’annoncer qu’il va mettre un blocus autour de la résidence de son rival Laurent Gbagbo.

"Un blocus a été établi autour (du) périmètre" de la résidence où le président sortant Laurent Gbagbo "s'est retranché avec des armes lourdes et des mercenaires", a déclaré Alassane Ouattara. L'objectif du blocus est "de sécuriser les habitants de ce quartier" d'Abidjan, a-t-il précisé.

"La lumière sera faite sur tous les massacres et les crimes" qui ont pu être commis, a affirmé le président reconnu par la communauté internationale.

"Les auteurs des crimes seront sanctionnés", a-t-il assuré, en exhortant ses troupes "à être exemplaires dans leur comportement et à s'abstenir de tout crime, de toutes violences contre les populations ou de tout acte de pillage".

"Tous ceux qui seront impliqués dans de tels actes seront punis", a-t-il promis.

M. Ouattara a aussi demandé à son gouvernement d'assurer la "sécurisation" des quartiers d'Abidjan afin de mettre un terme aux pillages et aux violences qui se sont multipliées au cours des derniers jours.

Il a indiqué avoir demandé aux responsables de ses forces de sécurité "de prendre toutes les dispositions pour assurer le maintien de l'ordre et la sécurité des biens", ainsi que la liberté de mouvement dans le pays.

"J'invite tous mes compatriotes à s'abstenir de tout acte de vengeance", a-t-il aussi déclaré. "La Côte d'Ivoire est une et indivisible", a-t-il assuré, en promettant d'être le président "de tous les Ivoiriens".

"Remettons-nous tous à la tâche", a-t-il aussi lancé, en appelant à l'unité de ses compatriotes.

19H40 GMT: Alassane Ouattara va s'adresser aux Ivoiriens. Changement complet de stratégie dans le camp d'Alassane Ouattara. D'après nos informations, le président reconnnu par la communauté internationale doit s'adresser ce jeudi soir à 22 heures (20 heures, heure locale) à ses concitoyens sur sa télévision (Télévision Côte d'Ivoire) dans un grand discours à la nation.

Alors que l'assaut de la résidence de Gbagbo est suspendu, Ouattara va annoncer des mesures pour rétablir les services de première nécessité (eau et électricité), et pour assurer le retour à l'ordre dans Abidjan, en proie aux pillages et aux exactions interethniques.

Muet depuis plusieurs jours, il était sous forte pression internationale pour agir en ce sens. Nicolas Sarkozy lui-même l'aurait joint ce matin pour l'inviter à agir en ce sens.

Par ailleurs, sur le plan opérationnel, l'Onuci serait chargée de sécuriser le quartier des ambassades, à Cocody. Une façon d'établir progressivement un blocus autour de la résidence de Gbagbo. Une sorte d'hôtel du Golf à l'envers.

19H30 GMT: L'Onuci encercle les pro-Gbagbo. Les soldats de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) encerclent les derniers défenseurs de Laurent Gbagbo à Abidjan, a indiqué la France jeudi après une semaine de combats visant à évincer du pouvoir le président sortant.

Les forces appuyant Alassane Ouattara, que la communauté internationale reconnaît comme le président élu du pays, sont engagées dans une offensive pour tenter de déloger Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir malgré sa défaite entérinée par l'Onu lors du scrutin présidentiel du 28 novembre dernier.

"Les troupes de l'Onuci ont encadré dans un quadrilatère limité les derniers défenseurs de l'ancien président Laurent Gbagbo et contrôlent les deux ponts principaux qui assurent la liaison entre le nord et le sud d'Abidjan", a déclaré à Paris le ministre de la Défense Gérard Longuet devant le Sénat.

Un porte-parole de l'Onu à Abidjan a déclaré à Reuters que l'Onuci avait dépêché des soldats dans le quartier de Cocody, où Gbagbo passe pour être retranché dans un bunker fortement défendu, mais qu'elle n'avait pas l'intention d'intervenir.
 

18H00 GMT: Ban Ki-moon exhorte Gbagbo à "céder le pouvoir". Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exhorté jeudi Laurent Gbagbo à "céder le pouvoir" avant qu'il ne soit "trop tard", au moment où le président ivoirien sortant était retranché dans le bunker de sa résidence d'Abidjan.

"Il est absolument nécessaire, avant qu'il ne soit trop tard, qu'il cède le pouvoir au dirigeant démocratiquement élu (Alassane) Ouattara", a déclaré M. Ban après avoir rencontré des sénateurs américains à Washington. "C'est sa dernière chance de sortir avec élégance de cette situation".

M. Ban, qui a rencontré le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le démocrate John Kerry, a souligné que M. Gbagbo "devait avoir à l'esprit le bien-être, la sécurité et la prospérité de son peuple".

Mercredi, Nick Birnback, porte-parole des opérations de maintien de la paix des Nations unies, avait assuré que Laurent Gbagbo continuait de parler avec des représentants étrangers d'une éventuelle reddition.

17H00 GMT: Les forces de l’ONU et de la France patrouillent dans le quartier du palais présidentiel de Gbagbo. Une dizaine de véhicules blindés de la Mission de l’ONU en Côte d`Ivoire (Onuci) et de la force française Licorne patrouillaient jeudi à Abidjan dans le quartier du Plateau où se situe le palais du président sortant Laurent Gbagbo.

16H 30 GMT: La France s'est ingérée dans un conflit intérieur selon Moscou. Le ministère russe des Affaires étrangères estimé jeudi que les troupes françaises et de l'ONU s'étaient ingérées dans un "conflit intérieur" en Côte d'Ivoire en apportant leur soutien au camp du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara.

"Il faut absolument régler les aspects légaux de l'action des troupes de maintien de la paix de l'ONU et du contingent français en Côte d'Ivoire, qui se sont ingérées dans un conflit intérieur en soutenant l'une des parties", relève le ministère dans un communiqué.

La Russie souligne que ces troupes "sont obligés de rester neutre et de respecter le mandat fixé dans les résolutions du Conseil de sécurité" qui prévoient des actions militaires limitées à la protection des populations civiles.

La force française Licorne a de nouveau frappé mercredi soir à Abidjan des objectifs militaires à la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refusait toujours de se rendre quelques heures après un assaut manqué des forces d'Alassane Ouattara.

Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence voisine de l'ambassadeur de France, la force française a effectué des "tirs de riposte par hélicoptère", a indiqué mercredi l'ambassade de France.

La Russie avait déjà indiqué mardi étudier "la question de la légalité" de de bombardements de la France et de l'ONU lundi, justifiés par la protection de la population civile mais qui ont aussi permis une offensive des forces de M. Ouattara.

16H00 GMT: Juppé réfute le terme de "guerre" pour Licorne. Le chef de la diplomatie a réfuté jeudi l'utilisation du mot "guerre" pour qualifier l'engagement des soldats français. "On ne fait pas la guerre en Côte d'Ivoire. En Afghanistan, on fait d'une certaine manière la guerre. En Côte d'Ivoire, on ne fait pas la guerre", a insisté Alain Juppé lors d'une audition devant des sénateurs.

15H30 GMT: Gbagbo résiste, la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo restait jeudi retranché dans le bunker de sa résidence d'Abidjan alors que la situation sécuritaire se dégrade très rapidement dans la métropole ivoirienne, l'ambassadeur du Japon ayant même dû être secouru par l'armée française.

Après l'impasse politique et l'enlisement militaire, l'urgence humanitaire. La jadis prospère capitale économique est livrée aux pillards, les cadavres ne sont pas ramassés, le système de santé s'est effondré, l'eau et l'électricité sont souvent coupées et les réserves de nourriture baissent rapidement.

14H00 GMT: Les frappes de l'ONU et de la France en Côte d'Ivoire divisent l'Afrique. Les frappes de l'ONU et de la France en Côte d'Ivoire divisent les Africains entre ceux qui y voient "une insulte au droit", et ceux estimant que c'était la seule solution pour "protéger les civils" pris au piège des combats entre les forces de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Le président en exercice de l'Union africaine (UA), l'Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a indiqué que si l'UA exerçait des "pressions" pour que Ouattara soit reconnu président, cela ne devait pas "impliquer une guerre, une intervention d'une armée étrangère".

L'Angola, soutien traditionnel de Laurent Gbagbo, a jugé qu'il était le président "élu constitutionnellement", bien que Luanda se soit rallié à la position de l'UA reconnaissant Ouattara.
"Nous nous rallions totalement derrière l'UA, mais nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement", a déclaré mercredi José-Maria Fernandes, porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères. Il a également critiqué l'intervention française aux côtés de l'Onuci.

Le gouvernement camerounais a affirmé que son pays est pour "la non-ingérence dans les affaires d'une nation".

"Licorne dégage. Onuci dégage !" s'est écrié Malick Ndiaye, universitaire sénégalais, au nom de la Coordination des intellectuels d'Afrique, basée à Dakar. "On chercherait à dresser les Africains contre les Français qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Quelle est cette France qui insulte le droit ?", s'est interrogé M. Ndiaye qui a remis une lettre protestant contre l'intervention à l'ambassadeur de France à Dakar.

Au Cameroun, un groupe d'hommes politiques ont lancé mardi sur internet une pétition contre "l'impérialisme mondial" en Côte d'Ivoire, dénonçant, à travers l'intervention de la France et de l'ONU, "une nouvelle guerre colonialiste".

Mais plusieurs pays africains approuvent l'intervention, au nom de la "protection des civils".
Le Nigeria, président de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) qui avait elle-même envisagé dès décembre une opération militaire en Côte d'Ivoire, soutient sans surprise cet engagement, "afin de protéger les civils innocents".

"L'ONU n'a fait que répondre à une demande de la Cédéao qui avait demandé à l'Onuci de s'impliquer plus pour la protection des civils en Côte d'Ivoire", a également estimé le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang.

Selon le président gabonais Ali Bongo Ondimba, "c'est une opération qui a été acceptée par la communauté internationale puisque ce sont les Nations unies qui mènent la chose".

13H00 GMT: Gbagbo est jusqu‘à présent parvenu à repousser les assauts des pro-Ouattara contre sa résidence. Ces derniers ont le soutien de l’ONU, épaulée par la France. L’ingérence militaire de Paris a d’ailleurs été dénoncée aujourd’hui par Moscou. Les ambassades, qui jouxtent la résidence de Gbagbo, sont prises pour cibles. Hier soir, la force française Licorne est intervenue en hélicoptère pour évacuer l’ambassadeur du Japon avec sept de ses collaborateurs. Israël a demandé à Paris d’en faire de même pour ses diplomates. Deux blindés de Gbagbo ont été détruits dans l’opération, de même que deux pick-ups qui tentaient de forcer l’entrée de l’ambassade de France selon un communiqué de l’Ambassade de France.

10H30 GMT: Tirs sporadiques d'armes lourdes autour des bastions de Gbagbo. Des tirs sporadiques d'armes lourdes et légères étaient entendus jeudi matin à Abidjan autour du palais et de la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, visée par des tirs français mercredi soir, ont rapporté des habitants et des journalistes.

09H45 GMT: Gbagbo dispose d'"un petit millier d'hommes" à Abidjan, 200 à sa résidence. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo dispose encore d'"un petit millier d'hommes" à Abidjan, dont environ 200 à sa résidence personnelle, a indiqué jeudi à Paris le ministre français de la Défense Gérard Longuet.

08H40 GMT: La chute de Gbagbo interviendra "inéluctablement" selon Paris. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a affirmé jeudi que la chute du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo interviendrait "inéluctablement", sans se risquer à dire si ce serait une question de jours.
"Après la chute de Gbagbo qui interviendra inéluctablement, il faudra appuyer la politique de pardon, de réconciliation natinale, d'ouverture politique que devra conduire le président (Alassane) Ouattara", a déclaré Alain Juppé, lors d'une audition devant des sénateurs.

08H30 GMT: la France sollicitée par Israël pour exfiltrer ses diplomates. La force française en Côte d'Ivoire Licorne a été sollicitée par le gouvernement israélien pour exfiltrer ses diplomates en poste à Abidjan, en proie aux combats entre les forces d'Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie française Alain Juppé.

Après l'exfiltration de l'ambassadeur du Japon dans la nuit de mercredi à jeudi, "nous faisons l'objet de nombreuses demandes", a déclaré le ministre devant les commissions de la Défense et des Affaires étrangères du Sénat.

"J'avais encore il y a quelques instants au bout du fil le ministre des Affaires étrangères d'Israël qui me demandait le concours de Licorne pour exfiltrer ses diplomates", a-t-il ajouté.

Le ministre français a également annoncé un redéploiement dans la matinée de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) dans le quartier diplomatique d'Abidjan, "conformément aux appels à l'aide de plusieurs ambassades, dont notamment l'ambassade indienne" et d'Israël.

05H30 GMT: La France frappe des objectifs militaires à la résidence de Gbagbo. La force française Licorne a de nouveau frappé mercredi soir à Abidjan des objectifs militaires à la résidence où se terre le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo. Ce dernier refusait toujours de se rendre, quelques heures après un assaut manqué des forces d'Alassane Ouattara.

Alors que lundi soir des bombardements de la France et de l'ONU - sur la résidence, notamment - avaient fait s'écrouler l'essentiel du régime, mais sans obtenir que M. Gbagbo jette l'éponge, les tirs de mercredi soir sont survenus à l'occasion d'une exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon.

01H20 GMT: L'ambassadeur du Japon exfiltré, tirs entre Licorne et pro-Gbagbo. La force française Licorne et des éléments armés défendant la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont échangé des tirs mercredi soir à Abidjan au cours de l'exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon, a annoncé l'ambassade de France dans un communiqué.

Cette opération est intervenue le jour où les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont échoué à prendre d'assaut la résidence - située à Cocody (nord), quartier des ambassades - où est retranché M. Gbagbo, qui refuse de se rendre.

00H20 GMT: Des échanges de tirs entre force française et éléments pro-Gbagbo. La force française Licorne et des éléments armés défendant la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont échangé des tirs mercredi soir à Abidjan au cours de l'exfiltration de l'ambassadeur du Japon, a annoncé l'ambassade de France dans un communiqué.

00H05 GMT: Les forces spéciales de Gbagbo repoussent l'assaut sur sa résidence. Les éléments des forces de défense et de sécurité (Fds, forces pro-Gbagbo) ont affirmé mercredi à Abidjan que l'attaque menée contre la résidence de Laurent Gbagbo par les forces républicaine de Côte d'Ivoire (Frci, forces pro-Ouattara) a été repoussée.

Selon un officier des Fds joint par Xinhua, les forces spéciales assurant la garde du président sortant ivoirien ont amené les Frci à reculer.

Des témoins joints à Cocody, quartier chic abritant la résidence présidentielle, ont confirmé l'information du repli, affirmant avoir vu un mouvement des troupes pro-Ouattara en train de rebrousser chemin.
 

Les événements en Côte d'Ivoire à partir du jeudi 31 Mars 2011

Mercredi 6 Avril: Gbagbo refuse de se rendre, assaut des pro-Ouattara

Mardi 5 Avril: La France, l’ONU et Ouattara contre Gbagbo

Lundi 4 Avril: Abidjan, la guérilla urbaine

Dimanche 3 Avril: Abidjan, les armes parlent

Samedi 2 Avril: Des charniers à l'Ouest, Gbagbo résiste à Abidjan

Vendredi 1er Avril: La bataille d’Abidjan est engagée

Jeudi 31 Mars: Abidjan, la bataille finale