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Rapts d'étrangers à Abidjan: Ouattara accuse Gbagbo

May 29, 2011

Le président Alassane Ouattara a affirmé samedi dans un entretien que les autorités ivoiriennes continuaient à chercher les quatre étrangers, dont deux Français, enlevés le 4 avril à Abidjan, mais que leur piste s'arrêtait à la présidence, occupée à l'époque par Laurent Gbagbo.

"Ils ont apparemment été amenés à la présidence de la République. Après nous avons perdu leur trace. Mais nous continuons à les chercher", a assuré Alassane Ouattara, dans une émission conjointe à la chaîne TV5Monde, au quotidien Le Monde et à Radio France Internationale, dont la diffusion est prévue dimanche.

"Certaines personnes ont été arrêtées: des miliciens qui ont été en contact avec ces quatre personnes. Leurs interrogatoires se poursuivent et nous continuons d'espérer", a ajouté M. Ouattara qui a pu prendre le pouvoir après la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril.

Le directeur français de l'hôtel Novotel d'Abidjan, Stéphane Frantz di Rippel, l'homme d'affaires français Yves Lambelin, le Malaisien Chelliah Pandian et le Béninois Raoul Adeossi ont été kidnappés le 4 avril par des hommes armés au sein du Novotel, alors qu'Abidjan était en proie à de violents combats entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara.

Le 30 avril, le ministre ivoirien de la Justice avait assuré à l'AFP que la piste principale dans leur enlèvement était celle de l'implication de "miliciens et d'éléments de la Garde républicaine" de l'ex-président Gbagbo.

M. Ouattara a par ailleurs indiqué que le juge français Patrick Ramaël poursuivait actuellement son enquête sur la disparition, en 2004 à Abidjan, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.

"Le juge Ramaël est arrivé à Abidjan. Nous allons lui permettre d'accéder à tous les dossiers qui lui étaient interdits auparavant", a affirmé M. Ouattara.

Journaliste indépendant, Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking d'Abidjan alors qu'il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, principale richesse du pays. L'enquête menée en France s'est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l'ex-président Gbagbo. – avec AFP