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Faible participation à la présidentielle Camerounaise, 2 gendarmes tués

Oct 09, 2011

Deux gendarmes camerounais ont été tués dimanche à Bakassi (sud-ouest), zone instable théâtre de nombreux assauts et enlèvements, alors qu'ils assuraient la sécurité du vote de la présidentielle, a annoncé le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur).

Deux gendarmes ont été tués ce jour par des individus armés non encore identifiés dans l'arrondissement d'Isanguelé (un des arrondissements de Bakassi, a annoncé le ministre Marafa Hamidou Yaya lors d'un point de presse en soirée et alors que le dépouillement du vote de dimanche se poursuivait dans le pays.

Ces vaillants éléments de nos forces de l'ordre étaient en mission commandée de sécurisation du processus électoral, a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse portant sur le déroulement de la présidentielle de dimanche.

Toutes les dispositions sont prises pour rechercher et appréhender leurs assassins, a-t-il poursuivi, sans plus de précisions sur cet acte.

Les bureaux de vote pour la présidentielle dont le président Paul Biya au pouvoir depuis 1982 est le grand favori, ont commencé à fermer vers 18h00 locales (17h00 GMT), ont constaté des journalistes de l'AFP à Yaoundé et Douala.

M. Biya, qui brigue un sixième mandat, a face à lui 22 autres candidats dont son opposant historique John Fru Ndi.

Le bureau du lycée technique Madoumbe de Bonapriso à Douala a fermé à 18h00 sonnante - l'heure prévue de fermeture par la commission électorale des 24.000 bureaux - alors que dans un autre bureau de vote situé dans la banlieue de Yaoundé on s'apprêtait à commencer le dépouillement des bulletins à 17h25 GMT.

Sept millions de Camerounais sur les 20 millions que compte le pays étaient appelés à voter dimanche pour la présidentielle qui se déroule dans un contexte tendu.

La participation s'annonce faible selon les observateurs.

La participation est franchement très faible, a affirmé à l'AFP Narcisse Arido, un Centrafricain membre de la Société civile africaine, une plate-forme réunissant plusieurs ONG.

Nous avons essayé d'aller dans un maximum de bureaux de vote (à Douala). On pensait que dans l'après-midi, ils (les votants) allaient être beaucoup plus nombreux mais c'est resté pareil (que dans la matinée), a ajouté cet observateur.

Mais, nous ne pourrons faire de vraies estimations qu'à partir des dépouillements des bulletins de vote, a-t-il souligné.

Le dépouillement des bulletins a commencé dans le pays mais il est normalement interdit aux journalistes de donner des estimations partielles des résultats, selon le Code de bonne conduite publiée par la Commission électorale Elecam.

La Cour suprême dispose de 15 jours maximum pour publier les résultats, les procès verbaux des différents départements devant lui être transmis dans les dix jours. – AfricaLog avec AFP