Ouganda : La succession du roi Oyo reste dans le flou après son enterrement

Le royaume de Tooro a enterré son roi, mais la crise de succession ne s’enterre pas avec lui. La reine mère Best Kemigisa, qui avait imploré de suspendre les querelles, « laissez‑nous pleurer et enterrer mon fils. Il y aura un temps pour tout cela », n’a clairement pas dit son dernier mot.

Le roi Oyo Nyimba IV, couronné à 3 ans, est mort à 34 ans. Son père, Kaboyo Olimi III, était mort soudainement à 49 ans.

Depuis cette époque, la reine mère n’a jamais quitté le palais, gardienne d’une monarchie qu’elle a portée pendant des décennies.

« J’ai vraiment demandé à Dieu de me prendre en premier quand j’étais à l’hôpital, au lieu du roi Oyo. J’ai demandé à Dieu que si je suis une mauvaise personne, qu’Il me prenne d’abord et qu’Il laisse mon fils. J’ai supplié Dieu, mais Il a décidé de prendre le roi Oyo en premier », a déclaré la reine mère Best Kemigisa avant l’enterrement du roi Oyo, son fils.

Aujourd’hui, elle affirme que son fils avait un enfant, un héritier né hors mariage, jamais présenté publiquement. Un mystère.

Le trône a été attribué au prince Edward Rukidi Kijanangoma, après que son cousin, Prince David Kijanangoma, installé à Londres, a refusé le trône.

Mais cette succession « tonitruante » laisse un royaume fracturé. La sœur du roi, Ruth Komuntale, parle de « vautours maléfiques ». Les clans s’accusent. Et l’héritier évoqué reste invisible, sans preuve, sans apparition, sans reconnaissance.

Pendant que le nouveau roi Kijanangoma promet réconciliation, unité, réformes et retour à la cohésion, une question persiste.

L’enfant du roi Oyo existe-t-il vraiment?

La succession dans le royaume de Tooro reste un film à suspense, et la reine mère n’a clairement pas dit son dernier mot.

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