
Lors de sa nomination après le limogeage d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lo s’était présenté comme un technocrate exécutant, prêt à appliquer les instructions du chef de l’État sans débat.
Dans l’esprit, s’il lui demande de sauter, il ne discutera pas : il demandera simplement à quelle hauteur.
Une posture à l’opposé de celle de son prédécesseur, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, qui incarnait la « rupture », prêt à affronter une élite politique accusée de défendre le statu quo plutôt que la volonté de changement exprimée par les électeurs en 2024.
Le discours du Premier ministre, attendu le 1er septembre, ne devrait réserver aucune surprise: son alignement sur le président est acquis.
Comme le disait le politicien et ministre français Jean‑Pierre Chevènement, « un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ».
Mais, Sonko avait décidé de ne pas démissionner, il a été limogé.
Ahmadou Al Aminou Lo semble décidé à suivre cette règle de Chevènement, sans jamais contredire Bassirou Diomaye Faye, contrairement à Sonko, qui avait fait de l’indépendance de la Primature un « marqueur politique ».
#AfricaLog