
Les déplacements du président Bassirou Diomaye Faye interrogent. Ne pouvait-il pas suivre l’exemple du président ghanéen John Mahama?
En une semaine, le chef de l’État sénégalais a multiplié les trajets en avion : Washington, Abu Dhabi, Nouakchott, Dakar, puis de nouveau les États Unis, à New York, où il participe à l’Assemblée générale des Nations unies.
Un rythme soutenu, alors que le Sénégal traverse une crise financière et négocie avec le FMI une restructuration de sa dette.
Ces déplacements, jugés stratégiques par la présidence, soulèvent toutefois des questions sur leur coût, dans un contexte de difficulté budgétaire.
D’où le rappel de l’exemple du président ghanéen John Mahama: confronté à une dette insoutenable héritée de son prédécesseur, il avait choisi les vols commerciaux pour réduire les dépenses de l’État et envoyer un signal de sobriété.
Le président sénégalais ne pouvait-il pas adopter la même démarche, le temps que le pays sorte de cette crise?
Au delà de l’impact budgétaire, un tel choix serait aussi présenté comme un geste écologique, avec un avion de moins dans le ciel.
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