L’Iran fixe ses règles avant même de négocier

Avant même l’ouverture des négociations avec les États-Unis au Pakistan, l’Iran pose ses lignes rouges.

À Islamabad, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, arrivé à la tête d’une délégation de plus de 70 personnes, a énoncé deux conditions claires: un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens gelés.

« Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne leur faisons pas confiance », a-t-il déclaré, résumant la position de Téhéran.

Deux exigences lourdes de conséquences: la première touche directement Israël et élargit le champ des négociations; la seconde vise le cœur de la pression économique occidentale.

En posant ces conditions avant même de s’asseoir à la table des discussions, l’Iran impose le tempo.

Dans un geste hautement symbolique, Mohammad Bagher Ghalibaf a également rendu hommage aux enfants de Minab tués par un missile Tomahawk américain lors du premier jour de la guerre, en affichant leurs portraits à bord de l’avion qui le transportait à Islamabad pour les négociations.

#AfricaLog

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *