Bénin : Pour l’unité nationale, le président élu utilisera-t-il le droit de grâce dès sa prise de fonction ?

Des figures politiques et publiques sont aujourd’hui en prison, à l’issue de procès qui ont suscité une large attention à travers le monde.

« J’avais dit, en m’engageant dans la compétition électorale, que notre plus grande force, dans un monde actuellement instable, réside dans notre unité nationale », avait déclaré le président élu Romuald Wadagni avant la campagne.

Tiendra-t-il cet engagement?

Va-t-il utiliser son pouvoir de grâce présidentielle pour désengorger les prisons, en libérant différents types de détenus, y compris les plus en vue, parmi lesquels :

Reckya Madougou, ancienne ministre et candidate à la présidentielle, condamnée à 20 ans de prison.

Joël Aïvo, professeur et opposant, condamné à 10 ans pour atteinte à la sûreté de l’État.

Hugues Comlan Sossoukpè, extradé de Côte d’Ivoire pour incitation à la rébellion.

Olivier Boko, ancien proche du pouvoir, condamné à 20 ans.

Oswald Homeky, ancien ministre des sports également condamné à 20 ans.

Candide Azannai ex-ministre, devenu farouche opposant, arrêté dans le cadre du coup d’État manqué du 7 décembre 2025..

L’unité nationale passera-t-elle par un geste fort?

Après le marxisme-léninisme de Mathieu Kérékou, le “yayisme” de Boni Yayi et le “talonisme” de Patrice Talon, l’orientation politique du président élu est très attendue lors de son investiture.

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