
D’un côté, le Bénin avance à toute vitesse.
Dès l’annonce de son interpellation, la demande d’extradition a été formulée, suivie d’une mobilisation diplomatique. Une délégation aurait même été dépêchée sur place.
De l’autre, le Niger reste silencieux.
Un silence qui interroge, d’autant plus que l’activiste détient un passeport diplomatique nigérien et il est conseiller auprès du chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani.
Un statut qui pourrait être assimilé à celui « d’ambassadeur itinérant », qui engage en théorie une responsabilité politique et diplomatique du Niger.
Poursuivi pour blanchiment d’argent, apologie de crimes et incitation à la rébellion dans laffaire du putsch manqué du 7 décembre 2025, Kemi Seba est en conflit ouvert depuis plusieurs années avec les autorités béninoises, notamment le président Patrice Talon.
Son ONG, Urgences panafricanistes, dénonce une « mise à mort politique » et une « machination politico-diplomatique », évoquant une opération coordonnée entre Cotonou et la France.
« En dénonçant publiquement l’ingérence militaire française au Benin, Kemi Seba s’est exposé à la vindicte d’un régime aux ordres », indique son ONG.
À l’approche de l’audience d’extradition prévue le 20 avril 2026, l’incertitude grandit.
Le Niger a-t-il choisi la prudence, le silence ou de l’abandonner face à un dossier sensible?
Dans moins de 48 heures, une première réponse pourrait émerger.
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