
La situation à Kidal soulève de nombreuses interrogations sur le rôle des acteurs régionaux et internationaux.
Dans un communiqué, l’Africa Corps du ministère russe de la Défense affirme que « grâce au courage et à l’héroïsme de ses militaires, un scénario à la syrienne a pu être évité au Mali ».
Une déclaration qui interroge, alors même que cette force aurait quitté Kidal, escortée hors de la ville par des groupes armés.
À ce stade, les autorités maliennes n’ont pas confirmé cette information.
Les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) pointent régulièrement du doigt certains pays voisins.
Dans le cas de Kidal, certains pourraient considérer l’Algérie comme un voisin « suspect », en raison de son rôle passé de médiateur dans le conflit malien, notamment autour de la question sensible de l’autonomie de l’Azawad, un point de désaccord majeur avec Bamako.
Par ailleurs, les pays de la CEDEAO ainsi que la France sont régulièrement accusés par les autorités de l’AES.
L’hypothèse d’un « complot » a d’ailleurs été avancée dans le communiqué de l’AES, mais elle reste à ce stade sans preuves.
Reste une réalité diplomatique complexe : Russie entretient des relations étroites avec l’Algérie, qui est souvent en retrait vis-à-vis de la France, en froid diplomatique avec Moscou dans le conflit Ukrainien et ailleurs.
Dans ce contexte, il serait donc difficile d’étayer l’idée d’un « complot » impliquant simultanément ces différents acteurs.
Les responsabilités apparaissent floues et difficiles à établir clairement. Plus que des accusations, la situation appelle surtout à des clarifications, notamment de la part de la Russie et de l’Algérie?
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