
Depuis Doba, la Conférence des Évêques du Tchad a livré, ce 6 mai 2026, une déclaration sans détour. Dans un contexte marqué par les attaques terroristes et les affrontements intercommunautaires meurtriers, l’Église catholique condamne avec fermeté « des tueries » qu’elle juge inacceptables, rappelant le caractère sacré de toute vie humaine.
Les évêques disent partager la douleur nationale après les violences à Dar Tama, dans le Guéra, ainsi que l’attaque de Boko Haram contre la base de Barka Tolorom, qui a coûté la vie à de nombreux soldats. Mais au-delà du drame sécuritaire, leur inquiétude vise aussi la sphère politique.
Ils dénoncent une « dégradation brutale » de la situation démocratique, pointant des arrestations d’opposants et de voix critiques, perçues comme une menace pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Pour l’épiscopat, la diversité du pays doit être une force, non un facteur de division.
Face à cette crise multidimensionnelle, les évêques appellent au dialogue, à la retenue des autorités et au respect du pluralisme, restaurer la confiance pour éviter que le pays ne s’enfonce davantage.
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