
La Commission électorale « indépendante » n’existe plus.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé, mercredi, la dissolution de l’institution électorale créée en 2001, invoquant la nécessité de restaurer la confiance dans le système démocratique.
Reconnaissant des « avancées notables » en 25 ans, le chef de l’État a toutefois admis que plusieurs scrutins ont suscité « critiques et réserves », fragilisant la crédibilité de la CEI.
Le pouvoir promet désormais un « nouveau mécanisme de gestion des élections », censé garantir des scrutins plus transparents et apaisés. Mais cette décision, à forte portée politique, intervient dans un climat de méfiance persistant envers le pouvoir en place.
En 2011, lors d’une rencontre à Washington lorsque Barack Obama avait convié quelques dirigeants africains, de la Guinée, du Bénin et du Niger pour mettre en avant les avancées démocratiques du continent, Alassane Ouattara avait déclaré que la nouvelle génération africaine ne voulait plus voir « les mêmes visages au pouvoir ».
Pour de nombreux observateurs, le jeu démocratique reste fragilisé en Afrique par la multiplication des mandats prolongés et des présidences sans fin.
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