
À Nairobi, Emmanuel Macron a pointé du doigt les « putschistes » de l’Alliance des États du Sahel (AES), alors même que plusieurs dirigeants présents à son sommet sont accusés d’être arrivés ou de s’être maintenus au pouvoir par des méthodes contestées, militaires ou constitutionnelles.
Dans un discours jugé péjoratif par certains observateurs, le président français a notamment évoqué les « putschistes du Mali ».
Pour ses détracteurs, le sommet de Nairobi réunissait pourtant aussi des dirigeants accusés d’avoir modifié les règles constitutionnelles ou consolidé leur pouvoir dans des conditions controversées.
Les critiques rappellent également qu’Emmanuel Macron s’était rendu à N’Djamena, en pleine crise du Covid-19, après la mort d’Idriss Déby, lors du « putsch », le transfert du pouvoir à son fils Mahamat Déby, une succession dénoncée par certains comme un passage de pouvoir héréditaire soutenu par Paris.
Pour plusieurs observateurs africains, cette différence de traitement alimente une accusation récurrente contre la diplomatie française.
Condamner certains coups d’État tout en fermant les yeux sur d’autres formes de confiscation du pouvoir lorsqu’elles concernent des alliés de Paris.
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