
« On ne fait pas du Pastef sans Pastef », avait averti Sonko. Mais Diomaye donnerait aujourd’hui le sentiment de vouloir faire du « Pastef sans Pastef ».
Lors de la campagne présidentielle de 2024, le slogan était clair: « Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye », Diomaye c’est Sonko, Sonko c’est Diomaye.
Mais depuis la divergence au sommet de l’État, la rupture est consommée: Bassirou Diomaye Faye a limogé Ousmane Sonko, et ce dernier, devenu président de l’Assemblée nationale, a lancé une nouvelle formule: « On ne fait pas du Pastef sans Pastef ».
Le président Bassirou Diomaye Faye, qui continue pourtant de se réclamer du Pastef, aurait refusé de suivre cette ligne.
Le parti tiendra son congrès le 6 juin 2026, et les débats s’annoncent houleux sur les orientations futures.
Pendant ce temps, la formation du nouveau gouvernement tarde, accentuant les tensions internes.
Face à cette réalité politique, la marge de manœuvre du président apparaît limitée.
AfricaLog avait identifié trois options, soumises aux internautes:
1) Négocier une cohabitation apaisée avec Pastef – pour stabiliser le pays.
2) Tenter de débaucher des militants de Pastef – au risque d’ouvrir une guerre politique.
3) Recomposer avec les partis d’opposition hostiles à Pastef – une option explosive mais possible.
La majorité des intervenants privilégiait l’option (1).
Mais le président Bassirou Diomaye Faye aurait choisi d’avancer avec l’option (2): plusieurs ministres de Pastef auraient été consultés de manière informelle, sans passer par la direction du parti, en violation des consignes.
Cela signifierait que Diomaye a choisi la confrontation avec Sonko?
Une commentatrice, qui soutient Diomaye depuis le Cameroun, résume un sentiment partagé par une partie du public: « Sonko en fait un peu trop didon… Qu’il respecte le président démocratiquement élu. Diomaye avait un destin présidentiel ».
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