
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a condamné six accusés dans l’affaire de complot contre le gouvernement, au terme d’un procès tendu de dix jours.
Quatre d’entre eux, Kassoum Goïta, Abdoulaye Ballo, Sandi Ahmed Saloum et Issa Samaké, dit « Djoss », écopent de 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs et complot.
Deux autres, le professeur Kalilou Doumbia et le commissaire Moustapha Diakité, sont condamnés à 7 ans pour complicité.
Des peines lourdes, mais inférieures aux réquisitions du parquet, qui réclamait jusqu’à 20 ans pour cinq des six prévenus.
La Cour a aussi reconnu l’État malien comme partie civile et condamné les accusés à lui verser un franc symbolique.
Tous ont nié les faits. La défense a dénoncé des irrégularités de procédure, la fragilité des pièces du dossier et les déclarations du témoin clé, Soumaïla Bagayoko dont l’audition avait même suspendu les débats.
Cette affaire plonge ses racines dans les secousses de la Transition de 2021, lorsque Bah N’Daw et Moctar Ouane avaient été écartés du pouvoir, ouvrant la voie à Assimi Goïta.
Aujourd’hui, la justice malienne referme un chapitre de cette Transition de 2021, mais les zones d’ombre demeurent.
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