
Seize ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, ancien cadre du ministère béninois des Finances, disparu en 2010 alors qu’il était présenté comme détenteur de secrets sensibles, l’affaire a connu un nouveau développement le mercredi 22 juillet 2026 avec le verdict rendu par le tribunal de première instance de Cotonou.
Réagissant à cette décision, Maître Julien Aplogan, l’un des avocats de Codjo Alofa et Donatien Amoussou, a vivement contesté la condamnation de son client.
« Pour ce qui est d’Alofa, c’est une parodie de justice. C’est une erreur judiciaire grave. Il y a un double degré de juridiction. Nous verrons comment la Cour d’appel va juger le moment venu. C’est un naufrage judiciaire. L’État de droit est purement et simplement bafoué. Et c’est un scandale qu’il faut dénoncer », a déclaré l’avocat.
Maître Julien Aplogan a également réaffirmé la position de la défense : « Nous savons et nous maintenons qu’Alofa n’a pas assassiné Dangnivo ».
Le tribunal a condamné Codjo Alofa à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat et prononcé l’acquittement de Donatien Amoussou. La juridiction a également rejeté la demande d’expertise graphologique formulée par la défense et ordonné la restitution des restes de Pierre Urbain Dangnivo à sa famille.
Avant le verdict, les avocats de la défense s’étaient retirés de l’audience, estimant ne pas disposer de toutes les pièces nécessaires pour assurer efficacement la défense de leurs clients.
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