
Depuis sa cellule en Afrique du Sud, Kemi Seba livre des réflexions sur ce qu’il appelle « la haine de l’Africain pour son semblable », alors que la xénophobie secoue le pays et que le président sud-africain Cyril Ramaphosa est attendu à Paris ce 10 juillet 2026, quelques jours avant une décision judiciaire cruciale.
Il dénonce une violence carcérale visant les détenus africains, accusant certains gardiens de brutalités « pire que celles des assassins de George Floyd ».
Incarcéré avec son fils Khonsou, il affirme payer le prix de son combat panafricaniste et de son opposition à la « mafia néocoloniale ».
Ironie du calendrier: celui qui avait brûlé son passeport français sera présenté devant la justice sud-africaine le 14 juillet, jour de la prise de la Bastille par les révolutionnaires, qui est la fête nationale française, dans le cadre d’une procédure d’extradition vers le Bénin après le mandat d’arrêt lié au coup d’État manqué du 7 décembre 2025.
Certains estiment que s’il était encore français, Cyril Ramaphosa n’aurait pas pris le risque de le maintenir en détention.
D’autres rappellent qu’il est désormais diplomate nigérien, détenteur d’un passeport officiel.
Mais à Niamey, la priorité reste la crise frontalière avec le Bénin.
Kemi Seba ne semble pas être au centre du jeu diplomatique.
Face à la réalité frustrante, Kemi Seba va-t-il repenser son combat?
#AfricaLog