
« Je n’ai encore vu aucun critère, ni aucune condition, ni aucune attribution permettant de définir les règles de nomination des neuf autres membres: cinq désignés par le président de la République et quatre par le président de l’Assemblée nationale », a déclaré Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations nationales contre la corruption (FONAC).
« Il est souhaitable que des critères clairs soient fixés afin de permettre la nomination de personnalités capables de représenter réellement les collectivités locales », a-t-il insisté.
Une question demeure: le président Patrice Talon procédera-t-il, via ses derniers décrets, à la nomination des cinq membres du Sénat, ou laissera-t-il cette responsabilité à son successeur, Romuald Wadagni?
Au-delà des nominations, les pouvoirs du futur Sénat interrogent.
« Les prérogatives sont très étendues, pour ne pas dire exorbitantes. On peut même se demander si cela ne risque pas d’étouffer les autres institutions de la République », a-t-il ajouté.
Jean-Baptiste Elias, appelle ainsi à plus de clarté et de transparence dans la mise en place de cette nouvelle institution.
À noter que le président sortant Patrice Talon a déjà indiqué qu’il siégerait au sein du nouveau Sénat, qu’il présente comme un « Conseil des sages ».
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