
La libération des 82 soldats maliens détenus depuis l’attaque du 25 avril, combinée à la grâce présidentielle accordée au Français Yann Vezilier, condamné à 20 ans pour complot, est un dénouement aussi soudain que mystérieux.
Aucun détail n’a été donné sur les conditions de ces deux remises en liberté.
Selon l’armée, les soldats étaient détenus par des groupes affiliés au GSIM, lié à Al Qaïda, et au FLA, mouvement indépendantiste du nord. L’état major ne mentionne ni négociation, ni lieu de libération.
Dans ce silence, un acteur apparaît l’Algérie.
L’Algérie entretient des relations diplomatiques avec la France, avait été médiatrice du processus de paix au Mali, et malgré une période de fortes tensions, les deux pays ont récemment amorcé une détente.
C’est aussi l’un des rares États capables d’avoir des contacts directs avec toutes les parties: gouvernement malien, France, groupes armés du nord.
82 soldats maliens libérés et un Français condamné gracié.
Les condamnés maliens pourraient ils, eux-aussi, être graciés?
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