
La Cour suprême américaine valide la position de Trump et ouvre la voie à des expulsions massives. Un choc pour les réfugiés d’Haïti, de la Syrie et d’ailleurs.
Dans deux arrêts majeurs, la majorité conservatrice de la Cour suprême a offert une victoire décisive à l’administration Trump.
Elle juge que la fin du statut de protection temporaire (TPS) n’est pas contestable devant les tribunaux, permettant la révocation des protections de plus de 350 000 Haïtiens et 6 100 Syriens, avec des conséquences possibles pour une douzaine d’autres pays.
Dans un second arrêt, la Cour valide la politique autorisant les autorités à refuser l’entrée aux demandeurs d’asile tant qu’ils n’ont pas physiquement franchi la frontière.
Les défenseurs des migrants dénoncent une décision « catastrophique » qui pourrait déstabiliser des communautés installées depuis des décennies. Pour les réfugiés d’Haïti, frappé par l’effondrement sécuritaire, et ceux d’Iran, fuyant la répression et la guerre régionale, le risque d’expulsion devient immédiat.
Et l’impact dépasse ces deux pays : les titulaires du TPS venus du Nicaragua, du Soudan, du Yémen ou du Honduras pourraient être les prochains concernés.
Un tournant juridique qui redessine la politique migratoire américaine et laisse des centaines de milliers de familles dans l’incertitude.
Certains observateurs estiment que cette politique est discriminatoire, car au moment où Trump expulse massivement des migrants venus d’Haïti, d’Iran ou d’autres pays en crise, son administration augmente parallèlement le nombre de réfugiés afrikaners d’Afrique du Sud admis aux États Unis cette année.
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