
La présidentielle brésilienne d’octobre 2026 bascule dans une zone de tension internationale.
Les États Unis viennent de désigner les deux plus grands gangs du pays, le PCC et le Comando Vermelho, comme organisations terroristes étrangères, une décision que le gouvernement brésilien interprète comme une ingérence directe dans son élection.
L’annonce du secrétaire d’État américain Marco Rubio intervient au lendemain de la visite à Washington du sénateur Flávio Bolsonaro, candidat déclaré et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro.
Il plaidait depuis des mois pour que Washington frappe ces groupes d’un label terroriste.
Le camp Bolsonaro y voit une victoire politique. Le camp Lula y voit une manœuvre américaine pour favoriser un candidat.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva, accusé par ses adversaires de mollesse face aux gangs, dénonce une décision « orientée » qui pourrait peser sur le scrutin.
Son entourage rappelle que la coopération internationale est nécessaire, mais que « tout prétexte à l’intervention est inacceptable ».
Avec plus de 50 000 membres répartis dans tout le pays, le PCC et le CV restent des acteurs centraux du narcotrafic sud américain.
Leur désignation comme groupes terroristes par Washington s’inscrit dans une stratégie déjà utilisée par l’administration Trump pour militariser la lutte contre les cartels dans la région.
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