
Depuis la Suisse où il mène des pourparlers avec Washington, le president du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf affirme que la sécurité du Moyen-Orient doit désormais être assurée par les pays de la région, avec lesquels Téhéran dit vouloir « l’interaction » plutôt que la confrontation.
Pour lui, le règlement en cours est le fruit de la « résistance » iranienne et équivaut à une défaite américaine.
Pendant ce temps, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio effectue une tournée express dans le Golfe, où les États arabes tentent de se repositionner après une guerre payée au prix fort, frappés par des missiles et drones iraniens en représailles asymétriques à l’offensive américano israélienne du 28 février.
À Abou Dabi, Marco Rubio a réaffirmé l’engagement américain avant de rallier le Koweït puis Bahreïn.
En parallèle, des discussions de réconciliation entre l’Iran et les pays du Golfe doivent s’ouvrir en Arabie saoudite.
Et pendant que la région se redessine, Trump martèle qu’ »aucun péage du détroit d’Ormuz ne sera accepté », une ligne dure qui contraste avec une réalité du terrain qu’il ne semble plus contrôler.
Les pays du Golfe, longtemps dépendants de Washington pour leur sécurité, découvrent désormais les limites de la puissance américaine, dont le prestige a pris un coup pendant cette guerre.
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