
Installée en avril 2024, la commune de Gbessia, en périphérie de Conakry, peine encore à trouver son rythme. Manque de ressources financières, administration incomplète : la jeune entité fonctionne pour l’heure au ralenti, assurant un service minimum.
Point d’entrée stratégique du pays, elle abrite l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, Gbessia est pourtant la première vitrine de la Guinée pour de nombreux visiteurs. Une position qui contraste avec les difficultés auxquelles elle est confrontée.
Parmi les figures émergentes de la scène politique locale, Mohamed Saloun Cissé, candidat aux législatives sous la bannière du parti Notre Intérêt Commun (NIC), entend relever le défi.
Ce jeune économiste qui est né dans la commune, ambitionne de la transformer en modèle de développement urbain.
Sur le terrain, les obstacles sont nombreux. L’insalubrité, alimentée par une gestion défaillante des déchets, constitue l’une des préoccupations majeures.
Les infrastructures, elles aussi, sont en mauvais état. Le réseau routier, notamment au niveau de l’axe reliant le marché de Gbessia à la Cité de l’Air, est fortement dégradé. À cela s’ajoute un éclairage public insuffisant dans la plupart des quartiers.
Sur le plan administratif, les difficultés persistent. La mairie, encore en phase de structuration, manque de moyens financiers.
À ces défis s’ajoutent une forte pression démographique, des tensions liées à l’occupation de l’espace et une vulnérabilité accrue aux inondations.
Alors que les Guinéens sont appelés aux urnes le 31 mai 2026 pour les élections législatives, ces enjeux locaux s’invitent au cœur du débat politique.
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