
Le gouvernement de Guinée équatoriale a démissionné en bloc, incapable d’atteindre plus de 10% de ses objectifs, a annoncé le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du chef de l’État.
Un aveu d’échec rare dans un pays dirigé d’une main de fer depuis 1979 par Teodoro Obiang, doyen des chefs d’État en exercice.
Le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua et son équipe, nommés en 2024, paient l’effondrement d’une économie pourtant riche en pétrole, mais où la pauvreté reste massive.
Le vice-président a invoqué le principe de « responsabilité liée aux résultats », une formule qui a fait sourire plus d’un observateur.
Car, dans les coulisses de Malabo, certains murmurent déjà que pour remonter le niveau, il faudrait donner les clés du pays à Baltasar, l’homme qui, selon ses partisans, a « montré au monde ce qu’il est capable de faire ».
Une provocation à peine voilée dans un système où le pouvoir reste verrouillé par la même famille depuis près d’un demi-siècle.
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