Kenya : À Nairobi, des militants accusent Paris de repositionnement « impérialiste »

Pendant deux jours à Nairobi, la contestation contre l’influence française en Afrique a changé de terrain.

D’un côté se tenait le sommet « Forward Africa », réunissant le président français Emmanuel Macron et plusieurs dirigeants africains; de l’autre, un contre-sommet anti-impérialiste.

Les participants s’y sont mobilisés pour dénoncer des pratiques françaises jugées bien rodées en Afrique francophone et que Paris chercherait désormais à étendre à l’Afrique de l’Est et à d’autres régions du continent où son influence reste plus limitée.

À Nairobi, la police kényane a dispersé à coups de gaz lacrymogènes des militants opposés au sommet France-Afrique coprésidé par Emmanuel Macron et William Ruto.

Organisateurs, étudiants et intellectuels panafricanistes dénoncent une tentative de repositionnement stratégique de la France en Afrique de l’Est, après le recul de son influence en Afrique francophone.

Du Mali au Niger, en passant par le Burkina Faso, la présence française est de plus en plus contestée. Elle est accusée de perpétuer des logiques néocoloniales à travers l’influence militaire, la domination économique et le contrôle des ressources.

Pour les manifestants de Nairobi, le discours du « partenariat » masque avant tout une nouvelle offensive d’influence française sur un continent où la contestation anti-impérialiste ne cesse de gagner du terrain.

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