
Avec l’arrivée de tardive de l’Ougandais Olara Otunnu dans la course, l’Afrique compte désormais deux candidats sur sept pour succéder à Antonio Guterres, alors que les États membres devront choisir le prochain secrétaire général de l’ONU dans un contexte de crises internationales profondes.
Au moment du vote, trois des quinze membres du Conseil de sécurité sont africains: la RDC, le Libéria et la Somalie.
Comment vont-ils voter?
La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall a été recommandée par le Burundi, qui entretient des relations diplomatiques étroites avec la RDC dans le conflit régional.
Les deux pays affichent un rapprochement de vues face au Rwanda, allié militaire de l’Ouganda, lui même partenaire militaire de la Somalie.
On peut donc déduire que le Burundi, qui a présenté Macky Sall, pourrait faire campagne auprès de la RDC, tandis que la Somalie pourrait soutenir le candidat ougandais Olara Otunnu.
Le Libéria, membre de la CEDEAO comme le Sénégal, pourrait logiquement appuyer le candidat de sa région, même si Dakar a endossé tardivement la candidature de Macky Sall.
Mais le vote du Conseil de sécurité est secret, et les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto.
Impossible donc de prédire l’issue. Pour être présenté à l’Assemblée générale en septembre 2026, un candidat doit obtenir 9 voix sur 15, sans veto.
On peut toutefois déduire que l’Afrique, qui dispose de trois voix sans veto, pourrait se partager ainsi: deux voix pour Macky Sall, une pour Olara Otunnu, sans que cela permette d’anticiper le résultat final.
#AfricaLog