ONU : Le premier vote ne scelle pas encore le sort des candidats

En 2016, le processus avait nécessité six tours avant que António Guterres ne soit recommandé à l’Assemblée générale.

Cette année, le scénario pourrait être tout aussi long.

En 2016, la course comptait 13 candidats au départ, aucun Africain.

Cette fois, ils sont sept candidats, dont deux Africains: l’ancien président du Sénégal Macky Sall et le diplomate Ougandais Olara Otunnu.

Comme António Guterres en 2016, la Costaricaine Rebeca Grynspan arrive en tête dès le premier tour, avec 10 voix favorables et un seul vote défavorable.

Mais le scrutin est secret, et impossible de savoir si ce vote négatif provient d’un membre permanent disposant d’un veto.

Macky Sall, obtient 6 voix favorables, 7 défavorables et 2 sans opinion. Le plus grand nombre de votes négatifs. Un score lourd, mais pas éliminatoire.

En 2016, António Guterres n’a été confirmé qu’au sixième vote, preuve que les équilibres peuvent évoluer.

Macky Sall devra désormais convaincre sur les questions sur la « dette cachée » et tenter de retourner les perceptions sur son dernier mandat qui a été marqué par des événements critiqués par des organes de l’ONU.

Le processus est long. Le premier tour n’est qu’un signal, rien n’est joué. Les prochains votes pourraient rebattre les cartes.

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