
C’est en voulant modifier l’article 37 pour rester au pouvoir que Blaise Compaoré a déclenché l’insurrection populaire de 2014.
Compaoré a fui et vit depuis en Côte d’Ivoire.
En 2011, Alassane Ouattara affirmait que la jeunesse africaine était « fatiguée de voir les mêmes visages ». Mais après son deuxième mandat, et la mort de son dauphin, il a choisi de rester, Emmanuel Macron, parlait d’un « devoir ». Alassane Ouattara en est aujourd’hui à son quatrième mandat.
Le troisième mandat est devenu un seuil à risque.
Alpha Condé et Ali Bongo ont été renversés après l’avoir franchi.
Les commissions électorales les avaient déclarés vainqueurs, mais les populations sont sorties célébrer leur chute.
Il faut poser la question: y a-t-il en Afrique des dirigeants réélus sans réelle adhésion populaire, simplement maintenus par des systèmes verrouillés? Paul Biya, Teodoro Obiang, Denis Sassou Nguesso et Faure Gnassingbé cumulent des décennies au pouvoir, sans alternance.
Alors, Félix Tshisekedi est-il en train de prendre un risque en visant un troisième mandat? Une coalition de protestation est déjà en place. Va t-il écouter?
#AfricaLog