
Le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko a accusé le président Bassirou Diomaye Faye de vouloir « trier » les dispositions de la Constitution selon ses intérêts.
« La Constitution n’appartient pas à Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il ne peut pas prendre le texte et décider: je ne veux plus déclarer mon patrimoine à la sortie, je veux être président de parti alors que nous avons pris des engagements devant le peuple sénégalais. Au nom de quoi une seule personne aurait la latitude de trier les dispositions qui lui conviennent et celles qui ne lui conviennent pas ? C’est inadmissible. Le président n’a pas à convoquer un référendum », avait assené Ousmane Sonko.
Diomaye qui envisagerait de soumettre la réforme à référendum, n’a fixé aucune date, ni pour cette consultation, ni pour les élections locales attendues en janvier 2027.
Le président contrôle le calendrier électoral, une prérogative qui crispe davantage les relations entre exécutif et législatif.
Dans ce climat tendu, l’APR de Macky Sall dénonce les « manœuvres » autour de la convocation de ses 300 maires, reçus par le president Bassirou Diomaye Faye et présentés comme désormais favorables à sa coalition.
Les divergences entre le pouvoir exécutif, tenu par Diomaye, et le pouvoir législatif, dirigé par Sonko, deviennent frontales, sur fond de débat autour du référendum.
Le président Bassirou Diomaye Faye semble jouer la montre, le temps de lancer son nouveau parti politique fraîchement annoncé.
#AfricaLog