
Avant son limogeage, l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko s’opposait farouchement à toute restructuration de la dette.
Si le président Bassirou Diomaye Faye décidait d’engager une restructuration, le pouvoir législatif, contrôlé par Sonko et le Pastef, pourrait s’y opposer frontalement.
Le Sénégal vit une forme de « cohabitation ».
Si le gouvernement est renversé, le président peut dissoudre l’Assemblée nationale pour forcer des législatives anticipées, avec l’espoir d’obtenir une nouvelle majorité.
Mais au vu du paysage politique actuel, cette option apparaît hautement incertaine.
La marge de manœuvre du pouvoir exécutif reste extrêmement réduite dans cette cohabitation où le président Bassirou Diomaye Faye ne contrôle pas la majorité parlementaire détenue par le Pastef.
Si Sonko s’oppose à la restructuration de la dette, il dispose d’un levier majeur. Renverser le gouvernement, grâce à sa majorité à l’Assemblée nationale, par une motion de censure.
Si le président Bassirou Diomaye Faye choisit d’aller vers la restructuration de la dette, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko devra laisser faire ou provoquer la chute du gouvernement. Quelle option choisira t-il?
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