
Pour que Pastef arrive au pouvoir, il a fallu une mobilisation citoyenne massive contre le pouvoir de Macky Sall, accusé par une partie de l’opinion de préparer un « coup d’État constitutionnel » avec l’appui de la France.
Il y a eu des morts, des blessés, des familles brisées. La base militante attendait une priorité: la justice.
Mais une fois au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye a privilégié le dialogue politique, provoquant les premières frictions au sommet de l’État.
Face à cela, Ousmane Sonko s’est positionné comme celui qui exige la justice contre un président perçu comme voulant « passer à autre chose ».
Une divergence qui a creusé un fossé entre les deux hommes et mis en lumière les attentes non satisfaites de la base de Pastef.
Pour de nombreux militants, les actes du président Bassirou Diomaye Faye apparaissent en décalage avec les sacrifices consentis et les promesses portées durant la lutte.
D’où cette question, lourde de sens, posée par un militant: « Nous nous sommes battus pour arriver à ça? ».
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