
La réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale ouvre un nouveau front institutionnel.
Des députés de l’opposition parlementaire contestent son retour et ont saisi le Conseil constitutionnel, invoquant une prétendue incompatibilité entre son mandat de député et ses anciennes fonctions de Premier ministre.
Mais juridiquement, leur argumentation vacille.
Selon l’article 54 de la Constitution, Sonko n’a jamais perdu son mandat: il l’avait suspendu, non abandonné.
Son suppléant n’assurait qu’un remplacement provisoire, le temps de son passage au gouvernement.
La lettre qu’il avait adressée au président de l’Assemblée était explicite: il annonçait la suspension de son mandat « pendant la durée » de ses fonctions gouvernementales, et non une « renonciation définitive », un point central dans la légalité de sa réintégration.
Le Conseil constitutionnel devra trancher, mais le droit semble pencher du côté d’une réintégration légitime plutôt que d’une irrégularité.
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