
L’Assemblée nationale sénégalaise a entamé l’examen d’une réforme constitutionnelle qui renforcerait les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre, un chantier politiquement délicat.
Le texte élargit les prérogatives de l’Assemblée, qui pourrait auditionner toute personne dans le cadre de commissions d’enquête. Il confie aussi au Premier ministre la nomination aux emplois civils, un pouvoir aujourd’hui exercé par le chef de l’État.
La réforme introduit par ailleurs une incompatibilité entre la présidence de la République et la direction d’un parti politique, rompant avec une pratique ancienne.
Le Conseil constitutionnel deviendrait une Cour constitutionnelle de neuf membres, nommés pour un mandat unique de six ans.
Trois seraient désignés par le président de l’Assemblée, une mesure présentée comme un pas vers plus d’indépendance.
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